Le chiffre d'affaires se découvre après coup
La production du mois s'établit en fin de mois, en croisant des temps, des contrats et des tarifs. Le résultat arrive trop tard pour être corrigé.
C'est le domaine où les jours deviennent des euros. La production se calcule seule, à partir de ce qui a déjà été saisi en amont — puis c'est un humain qui décide ce qui part en facture.
Dans la plupart des organisations, la reconstitution de ce qu'il faut facturer est un exercice manuel, mensuel, et refait à l'identique chaque fois.
La production du mois s'établit en fin de mois, en croisant des temps, des contrats et des tarifs. Le résultat arrive trop tard pour être corrigé.
Du travail est livré mais pas encore facturé, sans que personne ne sache exactement combien. L'encours se mesure une fois par an, à l'inventaire.
Les mêmes montants sont retapés dans l'outil comptable. Chaque ressaisie est une occasion d'écart entre le pilotage et les comptes.
Le premier module produit les montants. Le deuxième est le point où une personne valide ce qui part au client. Le troisième mesure ce qui a été produit sans être encore facturé. Le quatrième évite que quiconque les retape.
Budget, coût, production et facturation à chaque niveau de l'arborescence, en vue mensuelle ou cumulée. C'est l'écran de référence du contrôle de gestion — il fait l'objet d'une page détaillée.
Validation des montants à facturer par client, selon le mode d'engagement : régie, forfait ou abonnement. Rien ne part automatiquement : la plateforme propose, le gestionnaire arbitre.
Production réalisée moins montants facturés : le reste à facturer se lit en continu, et la clôture en tire les FAE et les PCA. L'encours cesse d'être une estimation d'inventaire pour devenir une donnée du mois.
Les montants validés alimentent le système comptable sans ressaisie. Le pilotage et les comptes racontent la même histoire, avec les mêmes chiffres.
Tout ce qui est nécessaire au calcul a déjà été saisi ailleurs : l'enveloppe au domaine 01, le découpage au 02, les jours au 03. Ce domaine ne demande rien de neuf — il assemble.
Les jours du livrable sont multipliés par le tarif journalier en vigueur. Ce montant est la production de la période.
Les mêmes jours, valorisés au coût journalier moyen des ressources, plus les dépenses externes rattachées au livrable.
Production moins coût, du livrable jusqu'au projet. Aucun niveau n'est un total recalculé à part : tout remonte de la même base.
Commandes, facturé, reste à facturer, chiffre d'affaires de production et encours sont affichés au-dessus du tableau, à tout moment du mois. C'est la lecture permanente ; le module Encours en tire ensuite les écritures de clôture.
Un même client peut relever de plusieurs modes selon l'affaire. Ce qui change, c'est ce qui déclenche le montant — pas la manière de le valider ni de le transmettre.
Dans les trois cas, le gestionnaire voit le montant proposé, l'ajuste si nécessaire, et le valide client par client. C'est cette validation — et elle seule — qui rend le montant facturable et le transmet en aval.
À la fin du mois, une partie du travail livré n’a pas encore de facture en face — et une partie des factures émises n’a pas encore de travail en face. Ces deux écarts portent un nom au bilan : facture à établir d’un côté, produit constaté d’avance de l’autre. Ce sont eux qui décident du résultat de la période, et ce sont eux que votre commissaire aux comptes viendra vérifier.
Le module les calcule affaire par affaire, en continu, à partir des mêmes données que le suivi de production — sans retraitement, sans extraction, sans hypothèse. L’encours cesse d’être une estimation d’inventaire reconstituée une fois par an sur un tableur : il devient une donnée du mois, et la clôture cesse d’être un exercice de rattrapage.
Les trois compteurs du haut se lisent ensemble : l’encours total est le solde net du portefeuille, les FAE la part déjà produite qui reste à facturer, les PCA la part déjà facturée qui reste à produire. Chaque ligne du tableau porte le même calcul à l’échelle de l’affaire.
La dernière étape de la chaîne est aussi celle qui décide de la crédibilité de tout le reste : si les comptes et le pilotage divergent, c'est le pilotage qu'on cesse de croire.
Ce qui est transmis est exactement ce qui a été validé dans la plateforme. Aucune saisie intermédiaire n'a lieu entre les deux.
Chaque montant reste rattaché à son projet, son chantier et son livrable. On peut remonter d'une écriture jusqu'au jour saisi qui l'a produite.
Le facturé revient dans le suivi de production et alimente le reste à facturer de la période suivante.
Dites-nous combien de jours sépare aujourd'hui la fin d'un mois de vos factures émises, et par combien de mains passent les montants. Nous déroulons le même circuit dans CESAR.