La saisie arrive après la décision
Quand les temps du mois remontent trois semaines plus tard, le pilotage se fait sur des chiffres périmés. On arbitre à l'aveugle, puis on constate.
Tout ce que la plateforme calcule part d'un jour saisi par quelqu'un. Si la saisie arrive en retard ou se rattache mal, aucun indicateur en aval n'est fiable — quelle que soit la qualité du reste.
Les jours-homme sont saisis par des gens dont ce n'est pas le métier, à la fin d'une semaine chargée. Trois conséquences, dans à peu près toutes les organisations.
Quand les temps du mois remontent trois semaines plus tard, le pilotage se fait sur des chiffres périmés. On arbitre à l'aveugle, puis on constate.
Un total qui paraît bas peut signifier une équipe peu chargée — ou trois personnes qui n'ont rien rempli. Sans vue de complétude, les deux se ressemblent.
Saisi sur le projet plutôt que sur le livrable, un jour disparaît de l'analyse fine. Le total reste juste ; la marge par livrable, non.
Le domaine tient en quatre objets : les personnes, leur capacité disponible, ce qu'elles déclarent, et la consolidation qui en résulte.
Les personnes mobilisables, leurs rôles et leur coût journalier moyen. C'est ce référentiel qui permet de valoriser un jour consommé sans avoir à ressaisir un montant à chaque fois.
Feuille de temps, suivi des équipes et validation. Chaque jour déclaré se rattache à un livrable — pas seulement à un projet — et passe par le circuit d'approbation du manager avant d'entrer dans les calculs.
La capacité mobilisable de chaque collaborateur, mois par mois : absences et activités hors projet déduites, charge engagée, capacité restante et taux d'occupation. Il fait l'objet d'une section détaillée plus bas.
La vue qui remonte les jours du livrable au chantier puis au projet, confronte le consommé au planifié et porte le reste à faire. C'est l'écran de travail du chef de projet en fin de période.
Le plan de charge confronte, pour chaque collaborateur et sur l'année, la capacité réellement mobilisable et la charge déjà engagée sur les projets. On y lit d'un coup d'œil qui est saturé, qui garde de la réserve, et à partir de quel mois.
Ces lignes ne sont pas au même niveau. Trois d'entre elles sont des compteurs, repliés sur celles qui les composent : on les déplie quand on veut savoir d'où vient le chiffre, on les replie pour lire le portefeuille d'un coup d'œil.
Les trois se calculent mois par mois et se lisent en trois vues : prévisionnel, réel, ou hybride — le réalisé sur les périodes closes, le prévisionnel sur celles qui restent.
Un projet consommé à 60 % de son budget n'est pas une information. Savoir combien de jours il reste à faire, si. C'est le seul chiffre de la plateforme qui ne se calcule pas : il se demande.
Les jours travaillés sont déclarés sur le livrable concerné, au fil de la période plutôt qu'en une fois à la fin.
À la clôture, il annonce ce qu'il reste à produire. C'est un engagement, pas une extrapolation du consommé.
Consommé et reste à faire se consolident jusqu'au projet. La dérive apparaît pendant l'affaire, pas à sa clôture.
C'est ce total projeté qui, valorisé au domaine suivant, donne le coût final prévisionnel et la marge attendue. Tout le pilotage financier repose sur une colonne remplie à la main par un chef de projet.
Décrivez-nous comment vos équipes déclarent leur temps aujourd'hui, et à quelle date vous disposez des chiffres du mois. Nous vous montrons ce que la même organisation donne dans CESAR.