Un plan de charge construit directement sur des noms se périme à la première absence. Construit d'abord sur des compétences, il supporte les arbitrages — et c'est à ce moment-là qu'on découvre ce qu'on est réellement capable de faire.
L'erreur classique consiste à demander au chef de projet de planifier avec des noms. Il ne connaît ni les congés posés, ni les autres engagements de ces personnes, ni les arbitrages en cours dans les autres directions. Le plan qu'il produit est déjà faux au moment où il le rend.
La séquence qui fonctionne sépare deux responsabilités :
L'intérêt n'est pas seulement organisationnel. Ce qui n'a pas trouvé preneur reste visible sous forme de reste à planifier, exprimé en compétences : « il manque douze jours de développeur senior en novembre » est une information exploitable, là où « le projet est en retard » n'en est pas une.
La capacité d'une équipe n'est pas son effectif multiplié par le nombre de jours ouvrés. C'est ce qui reste une fois retirés :
Cette capacité résiduelle est souvent très inférieure à ce que suppose le plan de charge initial. C'est la raison pour laquelle un plan de charge calculé sans les absences donne l'impression d'une équipe disponible et produit, trois mois plus tard, une équipe en surcharge permanente.
Les données d'absence doivent donc vivre dans le même système que les affectations. Un plan de charge alimenté par un fichier d'absences exporté une fois par trimestre est un plan de charge faux les onze autres semaines.
La construction d'un plan de charge se fait en entonnoir, en quatre temps.
Un plan de charge n'a de sens qu'au niveau où se fait l'arbitrage. Un chef de projet qui constate une surcharge ne peut rien décider seul : la ressource qui lui manque est affectée ailleurs, par quelqu'un d'autre, sur un projet dont il ignore la priorité.
D'où la nécessité d'une lecture à tous les étages : direction générale, direction métier, direction des opérations, responsable d'équipe. Le même plan, agrégé différemment — pas quatre tableaux construits séparément, qui finiront par se contredire en comité.
Voir le domaine Ressources pour la façon dont ces modules s'enchaînent.
Ce que cet article décrit se pilote dans ces modules de CESAR.TEAM.
Dites-nous comment vous pilotez aujourd'hui : structure, rythme de clôture, systèmes en place. Nous préparons une démonstration sur un contexte comparable.