Leçon N°24 : éviter les causes d’échecs des projets

1) Définir son projet avec du flou artistique

Avez-vous déjà réalisé un voyage sans connaître la destination ? Est il possible d’engager une équipe sans lui donner un objectif clair ? Est il possible de construire une maison sans connaître les besoins de ses futurs habitants ? Le mode projet n’est pas un mode aventure où on découvre progressivement les choses. Si vous voulez être sûr de planter un projet, il suffit de ne pas fixer l’objectif et de ne pas le cadrer.

 

2) Oublier que le diable est dans le détail

Trop souvent, les cahiers des charges décrivent les fonctions primaires sans aborder les détails. Par exemple, les tailles et les couleurs des polices sur un écran informatique peuvent ne pas être en accord avec la charte graphique de l’entreprise. Les projets manqueraient-ils de précision ? On dit souvent que le chef de projet est un chef d’orchestre. Dans une salle de concert, un seul musicien peut détruire la magie d’une musique si celui-ci se trompe de  partition. Sur un projet informatique, les recettes peuvent prendre autant de temps que les spécifications. Les finitions sont souvent des icebergs pour les informaticiens (réglages des impressions, optimisation des temps de réponse, …). Dans un projet immobilier, le déménagement se réalise en un jour et la décoration vous prendra des mois.

 

3) Maintenir une posture psycho-rigide avec une méthode agile

Le mode projet est rarement compatible avec des acteurs qui ne font pas ce qu’ils disent. La méthode agile ne suffit pas, il faut également avoir une agilité intellectuelle. Trop souvent, on constate la pratique de méthodes agiles (SCRUM) avec des contrats rigides et des comportements psycho-rigide :

• Des relations contractuelles client-fournisseur sans esprit de partenariat
• Des exigences non négociables
• Des pénalités de retard excessives
• …

La méthode agile repose sur des principes et un état d’esprit. C’est davantage une philosophie de comportements et de relation humaines qui vont se construire sur des valeurs (confiance, respect, engagement) plutôt que sur des règles de gestion et des contrôles. En synthèse, certains font du SCRUM sans agilité d’esprit ou intellectuelle.

 

4) Diviser pour mieux régner

Pour certains managers : chacun sait ce qu’il a faire et n’a pas besoin des autres. Communiquer, se comprendre, échanger sont des pures pertes de temps. Cette approche du travail consiste souvent à “diviser pour mieux régner“. Votre projet peut devenir alors un puzzle infernal.

 

5) Cultiver la “réunionite”

La réunionite est la maladie de certaines grandes entreprises. D’après une étude d’Opinion Way  en juin 2017 :

“Face au volume des réunions, les chefs de projet privilégient le matin ou le soir plutôt que la journée pour se concentrer.”